Dysplasie du chien : symptômes, traitements, dysplasie hanche & coude

Dysplasie du chien : symptômes, traitements, dysplasie hanche & coude

La dysplasie est l’une des affections articulaires les plus répandues chez les chiens. Touchant principalement les hanches et les coudes, elle correspond à une anomalie du développement articulaire pouvant entraîner des boiteries, une gêne croissante, des douleurs et, à long terme, de l’arthrose. Fréquente chez les chiens de grande taille mais également présente chez certains chiens de petite race, la dysplasie nécessite une prise en charge rigoureuse et adaptée.

Ce guide complet vous aide à :

  • comprendre la dysplasie de la hanche et la dysplasie du coude ;
  • reconnaître les symptômes précoces chez le chiot et le chien adulte ;
  • connaître les examens de diagnostic ;
  • découvrir les options de traitement (médicales, chirurgicales et naturelles) ;
  • améliorer la qualité de vie de votre compagnon à long terme ;
  • intégrer l’alimentation et les compléments articulaires dans une stratégie globale.

Pour approfondir la santé articulaire, vous pouvez aussi consulter notre article complet sur l’arthrose du chien et nos ressources dédiées à la mobilité et aux articulations.


Table des matières


1. Qu’est-ce que la dysplasie chez le chien ?

La dysplasie est une anomalie du développement d’une articulation. Elle apparaît principalement pendant la croissance du chiot, lorsque l’articulation ne se forme pas correctement. Cette incongruence articulaire entraîne des frottements anormaux et sollicite continuellement le cartilage, ce qui peut mener à de l’arthrose précoce.

Deux articulations sont majoritairement touchées :

  • la hanche (dysplasie coxo-fémorale) ;
  • le coude (dysplasie du coude regroupant plusieurs affections : fragmentation du processus coronoïde médial, non-union du processus anconé, incongruence articulaire).

La dysplasie n’est pas une maladie infectieuse ou contagieuse : elle résulte d’une combinaison de facteurs génétiques, de croissance et d’environnement. Elle peut apparaître chez un chiot de quelques mois ou être diagnostiquée plus tard à l’âge adulte.


2. Dysplasie de la hanche vs dysplasie du coude

Dysplasie de la hanche

C’est la forme la plus connue. Dans une hanche saine, la tête du fémur s’emboîte parfaitement dans la cavité pelvienne. Dans le cas d’une dysplasie, cet emboîtement est insuffisant, instable ou mal formé, ce qui entraîne :

  • instabilité articulaire ;
  • usure anormale du cartilage ;
  • boiteries progressives ;
  • arthrose précoce.

Dysplasie du coude

Elle est plus difficile à détecter car les symptômes sont parfois discrets au début. Elle regroupe plusieurs anomalies du développement du coude. Les chiens concernés présentent souvent :

  • une boiterie intermittente d’un membre antérieur ;
  • une difficulté à soutenir un effort soutenu ;
  • une douleur localisée au coude à la manipulation.

Les deux formes peuvent également coexister chez le même chien.


3. Causes et facteurs de risque

La dysplasie chez le chien résulte d’une combinaison multifactorielle :

1. Facteurs génétiques

La prédisposition génétique est largement documentée. Certaines races sont davantage touchées :

  • Berger allemand
  • Golden retriever
  • Labrador
  • Rottweiler
  • Bouvier bernois
  • Saint-Bernard
  • Berger australien

2. Croissance trop rapide

Une alimentation trop riche en calories pendant la croissance peut favoriser des anomalies articulaires, en particulier chez les chiots de grande race.

3. Surpoids précoce

Le surpoids augmente la pression exercée sur les articulations en formation et accélère l’usure du cartilage.

4. Traumatismes

Un accident, une chute, un choc ou un jeu trop intense peuvent perturber la croissance articulaire.

5. Activités inadéquates pendant la croissance

  • trop de sauts, escaliers fréquents ;
  • sols glissants ;
  • courses répétées sur surfaces dures.

4. Symptômes : comment reconnaître une dysplasie ?

Chez le chiot

Les signes peuvent apparaître tôt, dès 4–6 mois :

  • raideur après le repos ;
  • difficulté à se lever ;
  • boiterie intermittente ;
  • refus de jouer ou fatigue rapide ;
  • marche anormale (démarche « sautillante »).

Chez le chien adulte

Les symptômes se rapprochent de ceux de l’arthrose :

  • boiterie chronique ou progressive ;
  • difficulté à monter dans la voiture ;
  • douleur à la manipulation des hanches ou des coudes ;
  • perte musculaire au niveau des cuisses ou des épaules ;
  • intolérance à l’effort.

5. Diagnostic vétérinaire

Seul le vétérinaire peut diagnostiquer une dysplasie. Les examens incluent :

  • examen clinique complet ;
  • étude de la démarche ;
  • manipulations spécifiques des hanches et coudes ;
  • radiographies sous sédation ;
  • éventuellement scanner ou arthroscopie.

Ces examens permettent d’évaluer le degré de dysplasie, la présence d’arthrose associée et de définir le traitement le plus adapté.


6. Les traitements disponibles

1. Les traitements médicaux

Ils visent à préserver la mobilité et limiter l’inconfort :

  • anti-inflammatoires vétérinaires (prescription obligatoire) ;
  • antalgiques ;
  • physiothérapie (hydrothérapie, laser, exercices stimulés).

2. Les injections articulaires

Réalisées par un vétérinaire, elles peuvent soutenir la fonction articulaire dans certains cas.

3. Chirurgies possibles

Selon l’âge et le degré de dysplasie :

  • triple ostéotomie du bassin ;
  • arthroscopie du coude ;
  • exérèse de la tête et du col du fémur (cas sévères) ;
  • prothèse totale de hanche.

7. Soulager un chien dysplasique au quotidien

1. Gestion du poids

Un chien en surpoids souffre davantage. La perte de poids améliore souvent significativement le confort.

2. Activité physique adaptée

  • promenades courtes et fréquentes ;
  • marche sur sol souple ;
  • évitement des sauts et escaliers ;
  • hydrothérapie si possible.

3. Aménagement du domicile

  • tapis antidérapants ;
  • panier orthopédique ;
  • rampe pour voiture ;
  • gamelles surélevées si conseillé.

Pour en savoir plus sur l’ajustement du quotidien, consultez également notre article sur l’accompagnement des chiens âgés.


8. Alimentation & compléments articulaires

La nutrition joue un rôle central dans la gestion de la dysplasie et de l’arthrose secondaire. Deux axes sont essentiels :

1. Une alimentation adaptée

Pour les chiens atteints :

  • aliments riches en oméga-3 ;
  • croquettes articulaires spécialisées ;
  • densité énergétique maîtrisée.

2. Les compléments alimentaires articulaires

Certains nutriments aident à soutenir les articulations :

  • glucosamine
  • chondroïtine
  • MSM
  • moule verte
  • oméga-3 EPA/DHA
  • silicium organique (dont KynoSil)
  • vitamine C
  • Boswellia serrata

Le complément Nutranima Articulations associe ces nutriments dans une formule co-développée avec des vétérinaires nutritionnistes, conçue pour accompagner les chiens souffrant d’inconfort articulaire. Comme tout complément, il ne remplace pas un traitement vétérinaire.


9. Encadrés utiles : comprendre et comparer

Dysplasie vs arthrose

  • Dysplasie = anomalie structurale d’origine développementale
  • Arthrose = usure du cartilage (peut être causée par la dysplasie)

Chiot vs adulte

  • Le chiot peut présenter une dysplasie sans douleur marquée.
  • L’adulte montre davantage de signes d’arthrose secondaire.

Hanche vs coude

  • Hanche : démarche chaloupée, difficultés à se lever.
  • Coude : boiterie d’un antérieur, douleur ponctuelle.

10. FAQ – Questions fréquentes

La dysplasie du chien peut-elle être guérie ?

Elle peut être améliorée ou stabilisée, mais pas totalement « guérie ». Le but est d’éviter l’aggravation et de préserver la mobilité.

Quels chiens sont les plus touchés ?

Les grandes races, mais aussi certaines races moyennes et même des petits chiens.

Mon chiot boîte : est-ce forcément une dysplasie ?

Non. La boiterie peut avoir de nombreuses causes. Une consultation vétérinaire est essentielle.

La dysplasie est-elle douloureuse ?

Elle peut l’être, surtout si elle évolue en arthrose. Une prise en charge adaptée améliore nettement le confort.

Quels compléments donner à un chien dysplasique ?

Des compléments articulaires contenant glucosamine, chondroïtine, oméga-3, silicium (comme KynoSil), etc. Demandez conseil à votre vétérinaire.

Mon chien dysplasique peut-il faire du sport ?

Oui, mais de manière modérée et adaptée : natation, marche douce, exercices encadrés.


Conclusion

La dysplasie est une affection fréquente, mais une prise en charge précoce, un suivi vétérinaire régulier et une adaptation de l’hygiène de vie permettent de préserver la mobilité et la qualité de vie de nombreux chiens. Activité douce, perte de poids, aménagement de l’environnement et soutien nutritionnel font partie des leviers essentiels.

Pour aller plus loin, explorez l’ensemble de nos ressources sur la mobilisation, la nutrition et le bien-être animal dans le Journal Nutranima.