Berger allemand allongé au calme sur une table d'examen chez le vétérinaire, lors d'une visite de suivi

Vaccins et vermifuges du chiot : le calendrier à connaître

Pour le vaccin, le chiot suit un calendrier bien établi : une première injection vers 8 semaines, un ou deux rappels espacés de 3 à 4 semaines jusqu'à l'âge de 16 semaines environ, puis un rappel entre 6 mois et 1 an. Les vermifuges commencent encore plus tôt, dès les premières semaines de vie, et se répètent régulièrement jusqu'à 6 mois. Voici les grandes étapes à connaître, sachant que le protocole exact est toujours adapté par votre vétérinaire.

Pourquoi vacciner et vermifuger son chiot ?

À la naissance, le chiot reçoit une partie de ses défenses par le lait de sa mère, en particulier par le colostrum. Ces anticorps maternels le protègent temporairement, puis diminuent au fil des semaines : c'est pendant cette transition que le chiot devient vulnérable à des maladies infectieuses graves, parfois mortelles.

Ces anticorps peuvent aussi neutraliser un vaccin administré trop tôt. Comme on ne sait pas précisément quand ils disparaissent chez chaque chiot, la primovaccination repose sur plusieurs injections rapprochées, pour qu'au moins l'une d'elles stimule l'immunité au bon moment.

Quant aux vers intestinaux, ils sont très fréquents chez le jeune chiot : certains vers ronds (ascaris) peuvent être transmis par la mère pendant la gestation ou l'allaitement. Une vermifugation régulière accompagne une croissance harmonieuse du chiot et limite le risque de transmission à la famille, notamment aux jeunes enfants.

Le calendrier des vaccins du chiot, étape par étape

Les protocoles varient selon les vaccins utilisés, la région, le mode de vie du chiot et le statut vaccinal de sa mère. Le schéma ci-dessous est donc indicatif :

  1. Vers 8 semaines : première injection contre les principales maladies du chien, souvent réalisée chez l'éleveur avant le départ du chiot.
  2. Vers 12 semaines : rappel des mêmes valences. La vaccination contre la rage peut être réalisée à partir de cet âge si elle est nécessaire.
  3. Vers 16 semaines : une injection supplémentaire est souvent recommandée, notamment contre la parvovirose, pour couvrir les chiots dont les anticorps maternels persistent longtemps.
  4. Entre 6 mois et 1 an : rappel qui consolide l'immunité acquise pendant la primovaccination.
  5. À l'âge adulte : rappels réguliers, dont la fréquence (annuelle ou plus espacée selon les valences) est définie par votre vétérinaire.

Les maladies visées par les vaccins essentiels

  • La maladie de Carré (C) : virose grave pouvant toucher les systèmes respiratoire, digestif et nerveux.
  • L'hépatite de Rubarth (H) : infection virale qui atteint notamment le foie.
  • La parvovirose (P) : gastro-entérite virale sévère, particulièrement redoutable chez le jeune chiot.
  • La parainfluenza (Pi) : virus impliqué dans la toux de chenil.
  • La leptospirose (L) : maladie bactérienne transmise notamment par l'eau souillée par l'urine de rongeurs, et transmissible à l'être humain.

Ces lettres figurent souvent sur le carnet de santé ou le passeport sous la forme « CHPPiL ».

La rage : obligatoire dans certains cas

En France, le vaccin contre la rage n'est pas obligatoire pour tous les chiens. Il l'est pour voyager à l'étranger et pour les chiens de 1re et 2e catégorie, et il est souvent exigé en pension ou en camping. Il ne peut être réalisé que sur un chiot identifié par puce électronique, à partir de 12 semaines. Un délai réglementaire s'applique ensuite avant tout départ : anticipez et renseignez-vous auprès de votre vétérinaire.

Les vaccins complémentaires selon le mode de vie

Selon votre région et les activités de votre chiot, d'autres vaccins peuvent être proposés : toux de chenil (pension, club canin, collectivité), piroplasmose transmise par les tiques, ou leishmaniose dans les régions où les phlébotomes sont présents. Ils se décident au cas par cas, selon l'exposition réelle de votre chien.

Le calendrier de vermifugation du chiot

La vermifugation commence bien avant la première visite chez le vétérinaire. À titre indicatif, le rythme généralement recommandé est le suivant :

  • De 2 semaines à 2 mois : un vermifuge toutes les deux semaines, souvent pris en charge par l'éleveur pendant la période de sevrage du chiot.
  • De 2 à 6 mois : un vermifuge chaque mois.
  • Après 6 mois : une fréquence adaptée au mode de vie (jeunes enfants à la maison, chasse, alimentation crue, vie en collectivité…), généralement plusieurs fois par an, comme détaillé dans notre guide pour vermifuger son chien à la bonne fréquence.

Le choix du vermifuge et sa dose dépendent du poids du chiot, qui évolue très vite : faites-le peser régulièrement et demandez à votre vétérinaire le produit adapté. N'utilisez jamais un vermifuge destiné à un chien adulte ou à un chat sans vous être assuré qu'il convient à votre chiot.

Pensez aussi aux puces : en les avalant lors de sa toilette, le chiot peut s'infester par un ver plat, le ténia. La lutte contre les puces fait donc partie d'une routine antiparasitaire complète.

Bien préparer la visite de vaccination

  • Apportez le carnet de santé ou le passeport remis par l'éleveur, avec les dates des vaccins et vermifuges déjà réalisés.
  • Signalez tout symptôme observé les jours précédents (diarrhée, toux, manque d'appétit, fatigue) : un chiot malade n'est généralement pas vacciné avant d'être rétabli.
  • Notez vos questions : alimentation, sorties, apprentissage de la propreté, éducation, identification…
  • Prévoyez une friandise pour associer la visite à une expérience positive.

Avant chaque injection, le vétérinaire réalise un examen complet du chiot. C'est aussi l'occasion de suivre sa croissance, l'évolution de ses dents de lait et de vérifier son identification, obligatoire en France.

Après le vaccin : ce qui est normal, ce qui ne l'est pas

Dans les heures qui suivent l'injection, certains chiots sont un peu fatigués, mangent moins ou présentent une petite boule sensible au point d'injection. Ces réactions sont le plus souvent bénignes et passagères : laissez votre chiot se reposer au calme, avec de l'eau fraîche à disposition.

Ne lui donnez jamais de médicament humain pour atténuer un inconfort : le paracétamol, l'ibuprofène ou l'aspirine sont toxiques pour le chien, même en petite quantité.

Contactez rapidement un vétérinaire en cas de gonflement de la tête ou des paupières, de vomissements répétés, de diarrhée, de difficultés respiratoires, d'abattement marqué, ou si la boule au point d'injection persiste et grossit.

Sorties et socialisation pendant la période vaccinale

Jusqu'à l'âge de 3 mois environ, le chiot traverse une période clé de socialisation qui influence durablement son équilibre. Il serait dommage de l'isoler complètement en attendant la fin du protocole vaccinal.

  • Privilégiez les rencontres avec des chiens adultes en bonne santé et à jour de leurs vaccins.
  • Portez-le dans vos bras pour lui faire découvrir les bruits de la rue, les voitures et les passants.
  • Évitez les lieux très fréquentés par des chiens inconnus (parcs canins, aires d'autoroute) tant que la primovaccination n'est pas terminée.
  • Renseignez-vous sur les écoles du chiot qui accueillent de jeunes chiens déjà vaccinés une première fois, dans un cadre contrôlé.

Quand consulter le vétérinaire ?

Au-delà des visites programmées, consultez sans attendre si votre chiot présente :

  • des vomissements ou une diarrhée, surtout avec du sang ou de l'abattement : chez un chiot dont la vaccination n'est pas complète, ces signes peuvent faire craindre une maladie infectieuse grave ;
  • une perte d'appétit qui dure, un refus de boire ou une fatigue inhabituelle ;
  • de la toux, un écoulement du nez ou des yeux, de la fièvre ;
  • un ventre gonflé, des vers visibles dans les selles ou d'autres signes de vers intestinaux, un poil terne ou un retard de croissance ;
  • une réaction inhabituelle après un vaccin ou un vermifuge.

Si un rappel a été oublié, prenez simplement rendez-vous : votre vétérinaire adaptera le protocole, ce qui peut parfois nécessiter une injection supplémentaire.

Foire aux questions

Mon chiot peut-il sortir avant d'avoir tous ses vaccins ?

Oui, avec précaution : des sorties courtes dans des lieux peu fréquentés par des chiens inconnus, ou dans vos bras, sont utiles à sa socialisation. Évitez les zones à forte fréquentation canine tant que la primovaccination n'est pas terminée.

Le vaccin contre la rage est-il obligatoire pour un chiot ?

Pas systématiquement en France. Il l'est pour voyager à l'étranger et pour les chiens de 1re et 2e catégorie, et il est souvent demandé en pension. Il se fait à partir de 12 semaines, sur un chiot identifié.

Faut-il vermifuger son chiot avant le vaccin ?

Il est souvent recommandé de vermifuger le chiot quelques jours avant la vaccination, pour qu'il soit en pleine forme le jour de l'injection. Demandez la marche à suivre à votre vétérinaire.

À partir de quand mon chiot est-il bien protégé ?

L'immunité se construit progressivement et n'est considérée comme solide qu'à la fin de la primovaccination. Les rappels réguliers permettent ensuite de la maintenir tout au long de la vie de votre chien.

Disclaimer

Les informations présentées dans cet article sont données à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis vétérinaire et ne remplacent pas une consultation professionnelle. En cas de doute sur la santé de votre chien, consultez votre vétérinaire.